Wade rejette la discussion avec l’opposition

mars 16, 2008

884504-1088706.jpg Le président de la République semble revenir, sur sa décision de dialoguer avec l’opposition dite significative. En effet, Me Wade a déclaré, hier à la fin du sommet de l’Oci qu’il ne reconnaît que l’opposition parlementaire.

Interpellé, hier à l’occasion de la clôture du 11e sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci), sur la reprise du dialogue politique avec l’opposition dite significative, le président de la République a, en effet, déclaré (à nouveau) qu’«il n’y a pas d’opposition au Sénégal» en dehors de «l’opposition parlementaire». «Il y a eu des élections législatives auxquelles 14 partis ont pris part, dont le mien. Mon parti a remporté les élections (…) Et les autres partis s’opposent au sein de l’Assemblé (nationale). Je ne connais pas une autre opposition», justifie Me Wade, qui considère, d’ailleurs, qu’«il n’y a que quatre partis au Sénégal». Sans pour autant les citer. Une attitude somme toute paradoxale d’autant que le président de la République invitait, il y a quelques jours, cette même opposition au dialogue par le truchement du président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho), Alioune Tine.

Qu’est-ce qui a, alors, motivé réellement la main tendue du président de la République à l’opposition dite significative ? En tout cas, cette volte-face du non moins leader du Parti démocratique sénégalais (Pds) semble conforter le Front Siggil Senegaal qui entrevoyait, à travers sa démarche, une «manœuvre politicienne». Après avoir obtenu le report des élections locales, puis requinqué par l’adoption de la nouvelle Charte de l’Oci, Me Wade semble définitivement rompre les amarres avec l’opposition dite significative.

Source: le Quotidien

Samedi 15 Mars 2008

Que fait le Sénégal pour contenir la hausse du baril de pétrole?

mars 16, 2008

480585-620444.jpgLe dollar est au plus bas et le baril atteint les sommets à 111 dollars, ce jeudi, à New York, après avoir pulvérisé depuis le début de la semaine dernière les cibles de 107, 108, 109 et 110 dollars. La faiblesse du dollar incite ainsi les investisseurs à acheter du pétrole pour se couvrir contre l’inflation et diversifier des portefeuilles plombés par la chute des marchés d’actions. L’or noir étant libellée en dollars, la chute du billet vert renforce, de facto, le pouvoir d’achat des investisseurs hors zone dollar. L’humeur haussière du marché pétrolier n’est bien entendu pas de nature à faire sourire les pays non producteurs comme le Sénégal qui, lorsque le baril tousse, s’enrhume automatiquement, vérité des prix oblige. Dans ce contexte, autant s’attendre à une hausse des prix à la pompe, dans le cadre de la prochaine structure des prix qui, rappelons-le, évolue toutes les quatre semaines selon l’évolution sur le marché mondial.

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Gestion des émigrés: L’Etat joue les innovateurs

mars 16, 2008

liasse_euros_1.jpgLe Sénégal fait partie des pays qui reçoivent le plus d’argent en provenance de ses nationaux installés à l’étranger. Il est également le 4ème pays de l’Afrique subsaharienne récepteur de transferts d’argents des migrants. C’est en somme près de 500 milliards de FCfa qui sont transférés annuellement par les ressortissants sénégalais à l’étranger. La révélation a été faite hier à Dakar par Abye Makonnen, Représentant régional de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), à l’occasion de la rencontre sur l’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur.

Les migrants doivent être considérés comme des agents potentiels de développement. Et en ce sens ils renforcent la coopération entre leurs pays d’origines et de destination. Ce sont là les mots du Représentant régional de l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) Abye Makonnen. Il s’exprimait ainsi à l’occasion de l’atelier de partage sur l’investissement des Sénégalais de l’extérieur. Le représentant de l’OIM a laissé entendre que les transferts de fonds opérés par les migrants sénégalais contribuent à hauteur de 410 milliards de FCfa dans le total de la balance des transferts courants du Sénégal en 2006.

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