Gadio sur le point de faire ses valises?

mars 19, 2008

gadio_2.gifLe ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, Cheikh Tidiane Gadio, est dans le viseur du palais. Selon des sources concordantes, la présidence soupçonnerait Gadio d’être un candidat sérieux pour la succession de Wade en 2012. Mieux, il aurait déclaré en privé se préparer sérieusement pour l’après Wade. Pour contrer ses ambitions présidentielles, le palais a ourdi un plan de liquidation pour le mettre hors course.

Cheikh Tidiane Gadio, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères devrait surveiller ses arrières par ces temps qui courent. En effet, de sources sûres, le palais prend très au sérieux la candidature de Gadio pour la succession de Wade. D’ailleurs, c’est pour cette raison que des proches du président de la République travailleraient à débarquer le ministre d’Etat dans les plus brefs délais. Des spécialistes de la « politique sous marine » sont mis à contribution pour chercher des poux à Gadio. Et le 11 e Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique , qui vient de s’achever, est une « occasion d’or pour se débarrasser du ministre des Affaires Etrangères, qui est devenu encombrant aux yeux de certains proches de Karim Wade », révèlent nos sources. Et nos interlocuteurs de préciser que, « au-delà de certains couacs de l’organisation de la conférence islamique, reprochés à Gadio, d’autres choses pas du tout catholiques seront bientôt sorties contre le ministre des Affaires Etrangères ». Et l’on parlerait « de passeports diplomatiques distribués ou vendus à des tiers ». A en croire nos sources, les jours de Gadio dans le gouvernement sont comptés. Le palais, nous dit-on, compte lui couper l’herbe sous les pieds. Le carnet d’adresses très fourni du ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères fait des jaloux dans les lambris du pouvoir. Et l’on soupçonnerait ce dernier de suivre les traces de Yayi Boni, le président du Bénin. Nos tentatives pour entrer en contact avec le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, Gadio, ont été vaines. Jusque tard dans la nuit, nous tombions sur sa boîte vocale. Et malgré les nombreux messages laissés, il n’a pas réagi…

Pape Ibou Faye (L’Office)


Le bilan de huit ans d’alternance

mars 19, 2008

wade-prestation.jpgAujourd’hui, mercredi 19 mars 2008, le régime issu de l’alternance au sommet du pouvoir politique de février-mars 2000 boucle ses huit ans de magistère. La gouvernance « Sopi » a donc eu le temps de faire ses preuves en deux mandats, dont le second s’entame certes à peine. Que faut-il en retenir ? Quid des espérances d’une jeunesse hardie et engagée ? Qu’en est-il du projet de société attendu au soir du 19 mars 2000 ? Où en sont les chantiers, tous les chantiers ouverts dès le 5 avril 2000 ? Décentralisation ? Réformes politiques et institutionnelles ? Paix en Casamance ? Environnement des affaires et réformes économiques ? Bonne gouvernance ? Les grands chantiers de l’Etat ? Dialogue social ? Etat de droit ?… Un devoir d’inventaires, même sommaire, s’impose en ce jour anniversaire après huit ans. Pour jauger des réalisations du pouvoir libéral, questionner ses projets politiques, scruter ses perspectives sociales. Lisez la suite de cette entrée »


Face à Wade, “le combat de rue est le dernier recours”

mars 19, 2008
khalifa_ababacar_sall.jpgAccroché au cours du dépôt par And Siggil Senegaal de ses dossiers de candidatures, Khalifa Ababacar Sall, le chargé des élections du Parti socialiste, ne voit pas d’autre solution au report des élections que la confrontation de rue. Wal Fadjri : Apparemment vous faites face à une situation difficile, notamment la non-promulgation de la loi portant report des élections. Que comptez-vous faire dans ce cas ?Khalifa Ababacar Sall : Effectivement, on est dans une situation assez étrange sur le plan juridique. La loi a été votée mais le délai de promulgation court jusqu’aujourd’hui (hier, Ndlr). Alors que la date limite de dépôt de candidature, c’est également aujourd’hui (hier) jusqu’à minuit. Donc, on est dans une situation juridique originale. Laquelle est due à un pourvoir original dans ses méthodes et dans son action. Qu’est ce qui peut-être fait ? L’opposition parlementaire nous avait annoncé une tentative d’actions pour faire un recours. Si cela avait été fait, on serait fondé à déposer les dossiers aujourd’hui. Mais même sans cela, on est fondé à déposer les dossiers jusqu’à minuit si la promulgation n’intervenait pas. Et comme je viens de le dire, on est en face d’une situation originale parce que si le président de la République ne promulgue pas aujourd’hui et que personne ne dépose de dossier, on n’est pas fondé après à aller devant le Conseil constitutionnel. Parce que, on aura reporté et annulé les élections et l’on n’aura rien fait pour que les procédures qui doivent être conduites le soient. C’est pourquoi nous sommes entrain de réfléchir. Il n’est pas exclu, d’ici ce soir, que nous venions déposer des dossiers et rien ne s’y opposera Lisez la suite de cette entrée »